TABLE DES MATIÈRES
Annexe 1: Calcul de la
cote globale sur 10
La cote globale sur 10 permet
de répondre à la question suivante: « Quelle
est la performance scolaire de l'établissement? »
Il a fallu, pour répondre à cette question, combiner diverses
séries de données présentant des distributions dissemblables.
De plus, comme la cote globale sur 10 est un indicateur clé des
progrès accomplis au fil des années, son calcul doit aussi
tenir compte des variations annuelles dans les caractéristiques
statistiques des valeurs représentant chaque année scolaire
à l'intérieur d'une même série de données.
Par exemple, la moyenne et l'écart-type de la distribution des résultats
moyens aux épreuves, d'une école à l'autre, en langue
maternelle, peuvent varier entre les cours d'anglais et les cours de français.
Ils peuvent même varier à l'intérieur de chacune de
ces matières, d'une année à l'autre. Il fallait donc
standardiser les données pour calculer la cote globale sur 10.
Voici une description simplifiée
de la méthode utilisée pour convertir les données
annuelles du ministère de l'Éducation en une cote globale
sur 10 comme celle qui figure aux tableaux détaillés.
1. Les résultats
des cours d'histoire de 4e secondaire, donnés en anglais et en français,
ont été combinés pour produire des moyennes pondérées
de résultats aux épreuves, de taux d'échec et de surestimation
des résultats, et ce, sans les standardiser. En effet, rien ne nous
permet de croire que les versions française et anglaise des mêmes
examens aient été dissemblables. Les résultats aux
épreuves de sciences physiques, 4e secondaire, versions française
et anglaise, ont été combinés de la même façon.
On notera que la taille de l'effectif élève a servi de facteur
de pondération pour établir les résultats moyens pondérés
aux épreuves.
2. Tous les résultats
ont alors été standardisés par la résolution
de l'équation représente
le résultat moyen d'une école, où
désigne la moyenne de la distribution des résultats sur l'ensemble
des écoles et où
correspond à l'écart-type de cette même distribution
générale.
3. Dans le cas des
cours de français et d'anglais langues secondes de 5e secondaire,
puisque leurs épreuves comportaient plusieurs parties distinctes,
les résultats de ces composantes ont été combinés
pour chaque cours, produisant ainsi une moyenne pondérée
des résultats du cours. Les résultats moyens pondérés
des deux cours ont alors été standardisés de nouveau.
4. Tous les résultats
combinés standardisés ainsi que les deux résultats
de langue maternelle (ces deux séries de données distinctes
n'avaient pas à être combinées avant le calcul des
résultats globaux) ont alors été combinés pour
produire les résultats moyens pondérés globaux quant
aux résultats moyens aux épreuves, au taux d'échec,
à la surestimation des résultats, à l'écart
entre les sexes dans la langue maternelle et à l'écart entre
les sexes en sciences physiques. Ces résultats globaux, moyens et
pondérés, ont alors été standardisés
de nouveau.
5. Les six résultats
globaux ont alors été combinés pour produire une mesure
sommative pondérée moyenne de l'école (pour les années
antérieures à 1999/2000, l'indicateur Taux de promotion
n'est pas disponible pour le calcul de la cote globale). Les facteurs de
pondération utilisés dans ces calculs étaient les
résultats aux épreuves (à raison de 40%), le taux
de promotion (20%), le taux d'échec (20%), la surestimation des
résultats par l'école (10%) et les indicateurs combinés
de l'écart entre les sexes (10%). Lorsqu'un seul indicateur d'écart
entre les sexes pouvait être calculé, un poids de 10 % lui
était accordé. Lorsqu'il n'était pas possible de calculer
un seul indicateur d'écart entre les sexes, les facteurs de pondération
étaient les suivants: les résultats aux épreuves (50%),
le taux de promotion (20%), le taux d'échec (20%), la surestimation
des résultats par l'école (10%)(1).
6. Cette mesure sommative
standardisée a alors été standardisée de nouveau.
Le résultat ainsi standardisé
a été converti en une cote globale de zéro à
dix selon la méthode suivante :
7. Les résultats
standardisés maximum et minimum ont été fixés,
respectivement, à 2,0 et -3,29. Les écoles ayant obtenu des
résultats égaux ou supérieurs à 2,0 se voyaient
attribuer la cote maximum de 10. Le seuil de 2,0 (plutôt que 3,29)
a été choisi pour permettre à plus d'une école,
en une même année scolaire, d'obtenir une cote de «
dix sur dix », compte tenu de la rareté
de notes supérieures à 2,0 (deux écarts-types au-dessus
de la moyenne). Quant aux résultats égaux ou inférieurs
à -3,29, ceux-ci étaient convertis en une cote globale minimum
de zéro. Les écoles ayant des résultats inférieurs
à -3,29 sont des cas déviants – un terme statistique
servant à désigner, parmi une population, les cas dont les
caractéristiques sont nettement différentes de celles du
reste de leur groupe. Nous avons donc décidé d'établir
un seuil minimum de façon à mettre de côté des
différences aussi extrêmes.
8. Les résultats
standardisés ont été convertis en cotes globales selon
la formule suivante: CG = (
* RESTAND), où CG est la cote globale résultante;
est la moyenne calculée selon la formule
= (CGmin - 10 (Zmin / Zmax )) / (1 - (Zmin / Zmax ));
= (10 - ) / Zmax; et RESTAND est
le résultat standardisé calculé en (5) ci-dessus et
ajusté tel que nécessaire en fonction des valeurs minimum
et maximum selon la méthode décrite en (7) ci-dessus. Tel
que noté en (6), CGmin est égal à zéro. Enfin,
comme on le voit en (7) ci-dessus, Zmin est égal à -3,29,
et Zmax est égal à 2,0.
9. Finalement, la
cote globale ainsi dérivée est arrondie à la première
décimale pour refléter le nombre de décimales significatives
présentes dans les données d'origine.
On notera que la cote globale
sur 10, puisqu'elle est basée sur des résultats standardisés,
est une mesure relative. Par conséquent, les améliorations
obtenues par une école doivent être supérieures à
la moyenne générale pour que la cote globale de l'établissement
puisse marquer un progrès. Si l'école s'améliore,
mais que cette amélioration est inférieure à la moyenne
générale des établissements, sa cote globale accusera
un recul.
| 1. Les facteurs de pondération
utilisés pour les années antérieures à 1999/2000
sont les suivants : les résultats aux épreuves (50%), le
taux d'échec (20%), la surestimation des résultats par l'école
(10%) et les indicateurs combinés de l'écart entre les sexes
(10%). >> |
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